Il a les cheveux couleur de neige et l'habit immaculé des dominicains. Mais sur ses toiles, vitraux ou céramiques c'est bien la couleur qui éclate comme un ciel qui se déchire. Kim En Joong reçoit dans son couvent, un désert en plein cœur de Paris.
Ce petit homme simple et attentif ponctue la conversation de silence et ses œuvres de vide. Non ce n'est pas le néant mais un espace habité. Une réalité invisible, indicible que l'art seul peut approcher. Il apporte des cafés et éteint la lumière artificielle devenue inutile tout en gardant un œil sur son carnet d'inspiration. Pour lui, « la rencontre, c'est l'instant ».
Auteur : de Lassus Priscille
Magazine : Métiers d'Art n° 251 Page : 56-61
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