N° 250 - Mars/Avril 2010 - 8,50 €
ISSN : 1631-7726
Au XVIIIe siècle, l'avènement de Louis XV marque la fin du style rigide et endeuillé des dernières années de Louis XIV. Les silhouettes deviennent plus naturelles et moins volumineuses. Les tissus s'allègent, place est faite à la lumière, aux pastels. Il flotte dans l'air une liberté d'esprit, une joie de vivre. C'est l'époque de la Régence et du Rococo. À la cour, une certaine frivolité mêlée aux goûts féminins du roi oriente le style vers une élégance composée de douceur. Les vêtements extravagants et colorés aux tissus précieux ornés de motifs floraux dessinent avec ravissement la silhouette masculine.
Pour tout homme d'alors le costume est l?article de première nécessité. Constitué d'une longue veste, d'un justaucorps, de culottes courtes. Les vestes, généralement de brocart, très ajustées en haut et en bas descendent jusqu'au genou et s'évasent pour permettre le port de l'épée. Les manches sont ajustées et ornées de galons. La chemise se porte avec un gilet aussi long que la veste parfois agrémenté d'un jabot blanc. Sous les culottes serrées juste en haut des genoux, des bas. Les chaussures plates et noires avec une boucle finissent la tenue. Au long du siècle, c'est sans grand changement que cet habit est porté par l'ensemble des classes sociales. La distinction repose sur la richesse des tissus employés. Si les moins riches utilisent principalement laine et coton, les plus fortunés usent de soies, brocarts et velours. Les vestes de la noblesse portent embellissements, broderies et parfois douzaines de boutons considérés comme des bijoux.
Auteur : Serwanska Anna
Magazine : Métiers d'Art n° 250 Page : 70-73
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