Dès le XIVe siècle, l'Italie jouit d'une grande renommée dans ce domaine et certains de ses artisans – installés à Lyon et Tours – introduisent la passementerie de soie, d'or et d'argent en France, où seule la passementerie de laine était connue. À la Renaissance, les habits de cérémonie et les harnachements de parade sont ornés de galons, franges, cordelières et glands richement décorés. De nombreux ateliers de passementerie s'ouvrent à Paris, dans le quartier du faubourg Saint-Antoine, incitant François 1er à codifier le métier comme « l'ensemble des ouvrages de fil (passements, franges, galons) destinés
à l'ornement des vêtements, des meubles, etc. ». Un siècle plus tard, Louis XIV accordera un statut aux « passementiers, boutonniers et enjoliveurs 1 » en constante rivalité avec les rubaniers.
Auteur : Schneider Annie
Magazine : Métiers d'Art n° 242 Page : 58-63
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